mercredi 14 juillet 2010

L'ADN qui traverse les murs

"La génétique va-t-elle réussir là où la politique et les armes ont échoué? Je veux dire : mettre d'accord les Israéliens et les Palestiniens. Des généticiens (Gil Atzmon, du collège de médecine Albert-Einstein à New York, et Doron Behar, du Laboratoire de médecine moléculaire de Haïfa, en Israël) ont mené la première étude à grande échelle sur le génome des différentes populations juives du monde, des ashkénazes aux séfarades, en passant par les Juifs irakiens ou yéménites. Il en ressort que ces populations forment un seul groupe génétique avec les populations actuelles du Proche-Orient. Quant aux Palestiniens, leur génome est juste au "milieu" de celui des groupes juifs, de sorte qu'il y a parfois moins de différence entre un Juif et un Palestinien qu'entre deux Juifs du monde.

Si on se base sur la génétique, tout ce monde-là fait donc partie d'un même et unique peuple. De la génétique à la géopolitique, il y a évidemment une grande marge, mais ce genre d'études n'est pas inutile quand on voit certains chercheurs - juifs comme palestiniens - s'évertuer à recourir à d'autres sciences comme l'archéologie pour tenter de prouver que leurs ancêtres étaient là les premiers".

Antonio Fischetti, 7 juillet 2010, Charlie Hebdo n° 942

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